Tor des Geants®

Endurance Trail 330 km - 24000m D+ 8-15 September 2019

Tor des Geants

10th Anniversary edition

330 km - 24000m D+

6-15 September 2019

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Luisa Balsamo

Mon, 25/08/2014 - 10:29 -- Visitatore (not verified)

Clairs, relaxés et préparés

Si on considère la ville où elle habite, Palermo, lui résulte presque plus facile aller courir dans les déserts de la Méditerranée que sur les Alpes. Comme elle a fait, en temps relativement récents, en Oman, à février, dans une 300km en ligne, où quelqu'un s’attendrai le sable et au contraire se retrouve les premiers 80km de montagnes rocheuses et une dénivelée D+ de 6.000 mètres d’altitude. Résultat ? Victoire, naturellement. Ou comme en Mauritanie, autre longue course entre pierres et dunes. Première place là aussi. Pour ne pas énumérer ses sept Marathons de Sable. Mais Luisa Balsamo se déplace volontiers même vers le nord: dans son carnet plein de succès il y a, par exemple, une victoire même à la Lavaredo Ultra Trail, quand la distance se « limite » à 60km, et quelques podiums à la CroMagnon et à un GranTrailValdigne, trois participations à l’UTMB, une à la Grand Raid de la Réunion. Pour rester hors Europe, on va annoter même une deuxième place, l’an dernier, à l’Atacama Crossing au Chile. Enfin, la blonde femme palermitaine, où sert faire fonctionner tête, cœur et muscles, y est. Magasin de sport et famille permettant.

Pourquoi Luisa, vue ta carrière sportive, tu as attendue la cinquième édition pour te présenter au Tor des Géants ?

« Je n’ai jamais eu le courage avant. Le fait c’est que je ne l’ai même pas maintenant. Le Tor quand même est une compétition tellement particulière je crois que personne ne soit prête comme on devrait y être pour une telle compétition. Riche en surprise set en inconnues ».

Donc ?

« Donc à un certain point on se lance, avec un peu d’inconscience. Même si à l’arrière tu dois avoir une préparation faite au mieux de tes possibilités. La nature ne plaisante pas, surtout si elle est sauvage et si tu la traverses pour 330km non stop. Puis beaucoup de choses dépendent même de l’esprit avec lequel tu mène cette compétition, c’est-à-dire : un trekking beau et long que tu veux faire presque tout à pas rapide ou une compétition ou l’esprit agonistique prévale ? ».

Et Luisa Balsamo avec quel esprit se présentera au départ ?

« Avec celui agonistique, qui fait partie de ma nature. Mail il y a beaucoup des variables, même si la montagne c’est l’environnement que j’aime le plus. Peut-être je part avec une idée puis je me laisse entièrement fasciner par les lieux, par le paysage, par les gens. À la fin la somme de tout ça devient l’expérience, de celles que, advienne que pourra, difficilement on oublie ».

Mais à Palermo comment on s’entraine en vue d’une compétition dans les montagnes du Val d’Aoste ?

« En ce moment – tu peux entendre le bruit de fond – je suis en plein entrainement. Etendue sur la plage. Vraiment ! Quand même ce matin j’ai déjà fait quelque km. Je m’entraine tous les jours et j’alterne aux courses les sorties de mises sous tension en vélo. Dans le menu hebdomadaire il y a quelque montées, sur le Mont Pellegrino, qui surplombe Palermo. Il  dépasse de peu les 600m, mais y monter et descendre un peu de fois de bon pas on fait souffle et muscles. Puis les weekend je double le tout : distances, intensités et dénivelés. J’ai même un coach, Andrea Gornati, qui habite à Milan. Il n’est donc physiquement présent mais on est copains de longue date, il me connait, il connait mes capacités sportives, il organise entrainement sur mesure. Si on est conscient de ce qu’on veux faire, une solution pour organiser les entrainement on la trouve toujours ! »

Mais en famille ils disent quoi ?

« Ils sont désormais résignés à mes folies sportives. Plutôt, ma fille est devenue mon supporter les plus acharnée ».

Revenant au TOR 2014, qu’est-ce que te fascine et quoi, éventuellement, t’effraye ?

« Me fascine le rapport fort, long et surtout intime avec la montagne. Il y a rien qui m’effraye. Quelque préoccupation légitime, certainement oui, comme tous je crois, du à l’environnement, à la météo, au temps qu’il y a dehors. Mais pas de crainte. Si j’avais de crainte je resterai à la maison. On doit toujours partir serein, relaxé et avec la pleine conviction d’avoir préparé tout au mieux. Si après tu est même dur de caractère, le jeu est fait. »

Franco Faggiani